Pontoise : Le personnel de l’hôpital vote la grève 10 septembre
DERRIÈRE sa pile de pétitions, Maryline Bureau exulte. « Il y a des infirmières, des agents administratifs, des secrétaires médicales… et même des cadres ! C’est bien la preuve que tout le monde en a marre. » Hier, le syndicat Autonome, majoritaire à l’hôpital René-Dubos de Pontoise, a organisé deux assemblées générales.
Au total, plusieurs centaines de salariés sont venus dire leur « inquiétude » sur « le devenir du centre hospitalier et son management ».« Tout le monde demandait de l’action. On va organiser une manifestation », annonce la représentante du syndicat. Le 25 septembre, au cours d’une grève de trois heures, le personnel marchera donc jusqu’aux fenêtres de Philippe Houillon, le député-maire (UMP) de Pontoise.
« Tout le monde en a marre »
« Il est président du conseil d’administration, donc les grandes orientations de l’hôpital, ça le regarde, prévient Maryline Bureau. Il faut que le directeur cesse d’ignorer les partenaires sociaux, de prendre ses décisions seul. On veut travailler avec lui. » C’est la dernière mesure préconisée par le directeur qui a mis le feu aux poudres dans une situation déjà explosive : « Pour sauver l’hôpital, on nous demande d’abandonner nos RTT », fulmine la syndicaliste. Le sacrifice de trop pour des agents « épuisés », qui insistent tous sur le sous-effectif.
« On fait des heures en plus tous les jours, témoigne une auxiliaire de puériculture. On nous rappelle pendant les repos, on nous décale nos vacances… » A la maternité, l’accueil des patientes devient de plus en plus difficile : « La nuit, on est deux une infirmière et une sage-femme pour huit salles d’accouchement, alerte Mara, infirmière. C’est l’usine. On se donne à fond pour les patients, mais il faut prendre en charge la femme, son bébé, sa famille, le ménage… Sans parler des accouchements qui se passent mal, ou des interruptions de grossesse. » Secrétaire médicale en orthopédie, Dominique garde un souvenir amer des mois d’été : « J’étais toute seule dans le service au lieu de cinq secrétaires habituellement. Et on n’a fermé aucun lit ! Alors que certaines tâches demandent de la concentration, comme la rédaction des comptes rendus opératoires. » Avec leur manifestation du 25, les soignants pontoisiens espèrent bien entraîner une mobilisation d’ampleur : « On peut tous aller gagner du fric ailleurs, mais on a la fibre du service public, résume Yann Le Baron, infirmier en réanimation. A l’hôpital, un malade du cancer attend des jours pour un rendez-vous, alors que dans le privé, il est pris en vingt-quatre heures. Pourquoi ? On est mieux auprès de nos patients. Alors si on bouge, c’est qu’il y a urgence. »
source : www.LeParisien.fr




tytfleure 25 septembre
je travaille en orthopédie : c’est vrai une seule secrétaire mais avec un arrêt maladie, une secrétaire qui a eu un accident et une activité en baisse, des médecins partis en vacances……il y a des services qui ne ferment jamais de lits avec une seule secrétaire au continue alors que dans le service d’orthopédie pour 29 lits, il y a 4 secrétaires temps plein…et pour une fois qu’elle travaillait la secrétaire d’orthopédie, Dominique, bravo