Les cadres se mobilisent contre la réforme du temps de travail

La mobilisation s’amplifie parmi les cadres afin de contrer le projet de loi gouvernemental sur le temps de travail. Plus d’un millier de salariés se sont réunis à proximité du Sénat à l’appel de la CFE-CGC et la CGT. Retrouvez plus d’informations dans l’édition de L’Humanité.fr du Jeudi 24 Juillet.

Alors que le Parlement, réuni en séance extraordinaire, va probablement adopter dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 juillet le projet de loi réformant la représentativité syndicale et le temps de travail, la mobilisation s’amplifie. La CFE-CGT a ainsi appelé à une manifestation place de l’Odéon, à Paris, ce mercredi à 14 heures, pour protester contre ce projet, qu’elle qualifie de « retour au siècle dernier ». Dans une même logique, la CGT-Cadres a elle aussi appelé à un rassemblement près du Sénat, dès 13 heures.

Le projet de loi réformant la représentativité syndicale et le temps de travail sera, selon toute vraisemblance, adopté après son examen, dans la nuit de mercredi 23 à jeudi 24 juillet, par le Parlement réuni en séance extraordinaire. Mais les syndicats de cadres ne se découragent pas et multiplient les actions malgré cette fin annoncée des 35 heures. La CFE-CGT a appelé à une manifestation place de l’Odéon, à Paris, à 14 heures, pour protester contre un projet qualifié de « retour au dernier siècle ». Afin de marquer son action, le syndicat demande aux manifestants de s’habiller en noir pour illustrer « le deuil des RTT et des jour fériés chômés ». La CGT-Cadres a elle aussi appelé à un rassemblement près du Sénat, dès 13 heures.

Les cadres protestent contre cette réforme en ce qu’elle supprimerait leur congés supplémentaires, acquis en compensation de leurs horaires de travails variables et contraignants. Cela se verra notamment à travers l’extension du régime du forfait annuel aux salariés dits « autonomes », et surtout avec l’augmentation du plafond annuel de jours travaillés, qui passera de 218 à 235, à moins d’un accord collectif de branche ou d’entreprise.

Source humanite.fr



Révision constitutionnelle : Explication de vote du groupe CRC au Sénat par Nicole Borvo Cohen-Seat

Révision constitutionnelle : Explication de vote du groupe CRC au Sénat par Nicole Borvo Cohen-Seat

Le Sénat a adopté, mercredi 16 juillet 2008, en deuxième lecture, le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République.

Nicole Borvo Cohen-Seat a dénoncé la mise en place d’un « système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche ».

www.elunet.org

Explication de vote du groupe CRC :

« Cette révision, annoncée après »Cette révision, annoncée après l’élection de Nicolas Sarkozy, mais non avant, aura connu une gestation de neuf mois. Tout d’abord, le comité Balladur a fait connaître 77 propositions qui mettaient en place un régime présidentiel affiché avec un peu de proportionnelle, un Sénat plus démocratique et quelques limitations des pouvoirs du Président.

Le projet du Gouvernement, présenté en décembre, organisait un présidentialisme caché sous une prétendue revalorisation des pouvoirs du Parlement. On ne parlait plus de proportionnelle, de modification du scrutin sénatorial ou de limitation des pouvoirs du Président de la République. Cette révision devait faire, selon M. Fillon, l’objet d’un large consensus -qui ne concernait, en fait, que l’UMP. Quant au peuple, il n’en a jamais été question, ni sous la forme d’une consultation populaire, ni d’une amélioration de la représentativité du Parlement.

Aujourd’hui, s’il y a consensus, c’est tout au plus au sein de la majorité présidentielle. Les tentatives de l’opposition pour améliorer le projet et renforcer les droits du Parlement ont été rejetées. La modification de la représentativité des collectivités territoriales a tourné à la caricature à mesure que la propagande annonçant un renforcement des droits du Parlement se dégonflait. Nous avons vu ce qu’il est advenu, notamment, du droit d’amendement.

Nous nous trouvons désormais face à un régime particulier, d’inspiration présidentielle à l’américaine d’une part, avec un Président aux pouvoirs considérables non responsable devant le Parlement, mais pouvant dissoudre ce dernier, et proche d’un parlementarisme rationalisé à l’anglaise d’autre part, mais sans les droits de l’opposition. Bref, un système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche.

Le groupe CRC votera résolument contre cette révision qui repousse encore les limites de la Constitution de 1958 vers un présidentialisme exacerbé, contre la façon dont le Président de la République souhaite peser dans le débat -sa prestation d’aujourd’hui dans la presse augure de son comportement futur, lorsqu’il pourra s’exprimer devant le Parlement. Et la grossière pêche aux voix engagée pour convaincre les derniers parlementaires hésitants nous conforte dans notre décision de rejeter cette réforme constitutionnelle.« 

Texte du projet de loi

Rapport de M. Jean-Jacques Hyest, fait au nom de la commission des Lois

Synthèse du rapport (en pdf)

Amendements déposés sur le texte

Scrutins publics

Petite loi (articles déjà examinés)

Compte rendu des débats des 15 et 16 juillet

source www.pcf.fr



Tract – Sarko le menteur, Pris la main dans le sac

 

Tract - Sarko le menteur, Pris la main dans le sac

http://vodstream.tf1.fr/lci/vod/news/2007-09/sarkozy20070903.wmv

 

Nicolas Sarkozy l’avait dit : « Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France, c’est clair, c’est simple, c’est net ».

Hélas, l’entreprise publique Gaz de France vient de passer sous le contrôle du groupe privé franco-belge Suez. Avec la bénédiction du Président de la République, grand ami du principal actionnaire privé.

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Sommaire

« C’est clair, c’est simple, c’est net », avec Sarkozy, il faut s’attendre au pire pour l’avenir de nos services publics et au meilleur pour ses copains du patronat. Et ce flagrant délit de mensonge est loin d’être le seul.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait en effet tout promis : du travail pour tous, de bons salaires, plus de démocratie, plus d’efficacité des politiques publiques, permettre à chaque français d’être propriétaire de son logement, garantir la réussite de chacun à l’école, etc…

Après 15 mois de présidence, son indéniable talent de bonimenteur ne suffit plus à masquer l’échec des politiques menées, ou plutôt leur objectif véritable : une politique au service du patronat et des puissances de l’argent, contre les intérêts du plus grand nombre.

 Le pouvoir d’achat aux oubliettes

Alors que les prix s’envolent et que les salaires stagnent, les promesses de campagne se sont évanouies. Des millions de françaises et de français ne peuvent plus joindre les deux bouts : sur-loyer, prix des denrées alimentaires, de l’essence, retraites minuscules, déremboursement de médicaments… Ils sont des millions qui ne partiront pas en vacances cet été. Ils sont des millions à jongler, non pas pour vivre mais simplement pour subsister.

Sarkozy a voulu faire croire qu’il pourrait agir sur le pouvoir d’achat sans toucher aux salaires, sans s’attaquer aux profits, à la spéculation. Mensonges !

Alors qu’en ce moment même des centaines milliards d’euros s’évaporent sur les marchés financiers, que les entreprises françaises font des bénéfices inégalés dans l’histoire (105 milliards en 2007 pour les seules entreprises du CAC40) et que le club des milliardaires compte chaque jour de nouveaux membres (le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est passé de 200 à 280 milliards d’euros en une année), la « France qui se lève tôt » a un réveil pénible.

 Les services publics sacrifiés

Plus c’est gros, mieux ça passe : déplorant que « les caisses sont vides », fustigeant des services publics sous perfusion ou l’assistanat des politiques sociales, Sarkozy distribue dans le même temps 15 milliards aux plus riches et octroie généreusement 65 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans contrepartie sur l’emploi, sur l’investissement. Un scandale !

Par contre, pour les services publics ce sera le régime sec, et Sarkozy jure la main sur le coeur qu’il est possible de les rendre plus performants en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux. De qui se moque-t-on ?

L’école, l’université et la recherche paient le plus lourd tribu au dogme libéral du président de la République. L’année prochaine, ce sont encore 30.000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés, dont 13.000 dans l’éducation nationale (-25.000 depuis l’élection depuis mai 2007).

Derrière le paravent de « l’égalité des chances », l’objectif est clair : réduire drastiquement les dépenses de l’école publique, ouvrir des « marchés » pour le secteur privé de l’éducation et construire une école de la sélection et de la reproduction sociale des élites. Un projet mortel, rejeté par la communauté éducative, les parents d’élèves comme les étudiants mobilisés ce printemps et dont Sarkozy se vante de ne pas écouter les appels.

 La démocratie piétinée

Voilà toute la méthode Sarkozy : le débat, la démocratie, ce serait du temps de perdu, la souveraineté populaire, un obstacle. La construction européenne en est un triste exemple. Prétendant avoir « entendu » ce qui s’est exprimé avec la victoire du Non au Traité de Constitution européenne, il repasse pourtant le plat avec un traité de Lisbonne tout aussi libéral et qu’il impose sans référendum : « vous n’en voulez pas mais vous en mangerez quand même ! » Même chose pour ces indociles Irlandais, invités à revoter jusqu’à ce que « oui » s’ensuive… Quel mépris des peuples et de la démocratie !

Et que dire de son projet de réforme de la Constitution renforçant les pouvoirs présidentiels et le bipartisme ? Que dire de ses manoeuvres politiciennes pour arracher un vote favorable à cette réforme et diviser la gauche ? Que dire également de sa conception du dialogue social ? Là aussi, le mensonge et l’entourloupe font loi. Ainsi, au mépris de la parole donnée aux partenaires sociaux et des accords négociés, le gouvernement poursuit son projet de déréglementation généralisée du droit du travail et de casse des 35 heures.

Nous avons été des centaines de milliers à nous mobiliser au printemps contre l’imposture Sarkozy et pour d’autres choix, une autre politique. Certains se proposent d’attendre 2012 pour mettre Sarkozy au chômage. Mais va-t-on le laisser continuer à tout casser pendant encore 4 ans ? Donnons-nous rendez-vous dès cet été et à la rentrée, pour poursuivre et amplifier ces mobilisations. Les communistes vous donnent notamment rendez-vous, à la Fête de l’Humanité, rendez-vous des colères, rendez-vous de l’espoir de celles et ceux qui veulent construire à gauche, une véritable alternative à cette politique.



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