Pouvoir d’achat et campagne de pub

 

 

Il y a au moins une profession en France qui ne pourra pas se plaindre pour son pouvoir d’achat : celle des publicitaires. Sarkozy vient en effet de leur allouer cinq millions d’euros pour orchestrer une campagne de pub sur le thème : mais si, votre pouvoir d’achat augmente !

Pour l’Elysée, le mécontentement populaire ne serait qu’un malentendu. Nos concitoyens ne sauraient pas assez tout ce que le gouvernement a entrepris pour redresser leur pouvoir d’achat. Ils se seraient trop focalisés sur des mesures du type « paquet fiscal »…Pour le premier ministre, ce serait la faute à l’INSEE coupable de ne pas livrer de bons chiffres de croissance liés à la si bonne politique mise en place depuis un an sans que l’on s’en rendît compte jusque là.

Bref à défaut de convaincre les Français qu’ils n’ont aucune raison de se plaindre, il faut ouvrit le parapluie : le gouvernement ferait tout ce qu’il pourrait et pas que pour les riches. A voir, quand le même jour, obligé de suivre l’inflation qui repart au galop, l’on apprend que le SMIC horaire sera augmenté de huit petits centimes d’euro le premier juillet. A voir quand on voit la manière qu’a le pouvoir de maltraiter l’allocation de rentrée scolaire ou de racketter les allocations familiales : cela fera deux cents millions d’euros de moins pour les familles.

Mais les « Français qui réussissent » – c’est ainsi qu’on les appelle dans les documents de la campagne officielle, vont bénéficier du bouclier fiscal leur permettant de ne pas payer plus de 50% d’impôts. « Il n’y aura pas beaucoup de viande le mois prochain », ce sont des phrases que l’on entend aujourd’hui : pour des millions de travailleurs pauvres, le logement et la voiture pour aller au travail sont passés devant le poste alimentaire en France en 2008 !

C’est ainsi que le pouvoir d’achat est devenu la première attente des Français avec la santé et les retraites, au rythme des attaques menées par le nouveau pouvoir. Mais alors que les prix du pétrole flambent, le premier ministre préfère se défausser sur « les partenaires sociaux » pour remettre à plus tard d’éventuelles solutions. Ou bien vanter l’hypothétique « maison à 15 euros par jour » sans le terrain. En la matière, guère besoin de campagne publicitaire, le message est clair : « Si vous êtes riche, enrichissez-vous davantage, si vous êtes pauvres, endettez vous ». Ou faites les soldes.

Ou, si vous faites partie des six millions de salariés concernés par la participation ou l’intéressement, vous pourriez avoir accès plus tôt à votre argent placé. Ou, si vous vous comptez au nombre des trois millions et demi de salariés du privé concernés par les RTT, vous pourriez vous faire payer celles que vous ne prenez pas. Ou si vous avez le bonheur de travailler dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de la restauration ou de l’hôtellerie, vous aurez « une véritable bouffée d’oxygène » en travaillant encore plus en heures supplémentaires. Là encore, nul besoin de sous-titre : comme pour le SMIC, la porte de l’augmentation des salaires est vérouillée à triple tour. Quand c’est le premier motif de conflits dans les entreprises, voilà qui s’appelle encore et toujours voler au secours de ceux qui profitent du travail des autres.

Alors que les effets de la crise financière née de la spéculation immobilière aux USA commencent à se transmettre à l’économie réelle en Europe, le gouvernement n’entend pas changer de cap. Il n’est pas question d’envisager des politiques publiques en matière de crédit ou d’investissement dans les transports en commun ou le logement social. Il n’est pas question de s’attaquer un tant soit peu aux milliards d’euros de profits captés par les grands groupes du CAC 40. Mais il s’agit d’accentuer la surexploitation du travail et la mise en concurrence des salariés et des générations. Eux devraient payer comptant l’addition des soubresauts à venir. Une campagne de pub ne suffira pas à faire oublier la réalité de cette vie.

article www.pcf.fr



Assurance maladie : un plan effarant

 

L’assurance maladie prépare un plan de réduction des dépenses de 3 milliards pour ramener d’ici 2011 le financement de la sécurité sociale à l’équilibre. Parmi les mesures proposées, celle de rembourser à 35% les médicaments actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en affection de longue durée (ALD).

Ce plan effarant est une véritable insulte aux fondements de l’assurance maladie dont l’objectif, faut-il encore le rappeler, est de garantir à chacun l’égal accès aux soins. Avec ce genre de logique comptable, pourquoi dès lors s’arrêter en si bon chemin ? Autant en finir des maintenant avec tous les remboursements ! Pour le coup l’équilibre serait ainsi atteint.

Cette politique d’acharnement sur les assurés coupables d’être malade et qui vient après l’instauration des sinistres franchises médicales, n’a que trop duré. Pourtant il existe des mesures alternatives à la mise en cause de l’offre publique de soins. Il en est même une qui a été proposée par la cour des comptes, celle de taxer les opérations financières au même niveau que les salaires, ce qui permettrait de combler largement les déficits de la sécurité sociale.

article www.pcf.fr



Maigre plan banlieues

 

Les mesures du « plan banlieues » ont été déclinées vendredi à Meaux. De nombreuses annonces pour un plan dont le financement reste très en deçà des difficultés rencontrées dans les quartiers.

Le Comité interministériel des villes et du développement social urbain se déroulait vendredi à Meaux (Seine-et-Marne) sous la présidence du Premier ministre François Fillon.

Les différents ministères ont détaillé à cette occasion leurs « engagements triennaux » en faveur du plan dévoilé le 8 février par Nicolas Sarkozy, mais dont le financement reste imprécis.

Si l’enveloppe de 1 milliard d’euros sur trois ans reste affichée. La moitié de ce plan (500 millions d’euros) sera prélevé sur le budget transports du « Grenelle de l’environnement » afin d’être affecté au « désenclavement des quartiers ». Il faut savoir que 70% du financement est assuré par la Région Ile-de-France. Au final, l’Etat mettra donc en tout et pour tout quelques 220 millions…

43.000 « contrats autonomie » destinés au moins de 26 ans seront créés en trois ans. Cette mesure-phare du dispositif de Fadela Amara dont l’élaboration avait connu des cahots est bien loin de s’en prendre à la situation réelle de l’emploi chez les jeunes des quartiers.

Deux cents millions d’euros seront alloués au volet éducation du plan, qui devrait être opérationnel dès la rentrée 2008 : internats de réussite, accès de 5% des lycéens issus des quartiers sensibles aux classes préparatoires, « busing » pour les écoles primaires, c’est-à-dire des transports scolaires facilitant la mixité sociale. Là encore, les suppressions de postes d’enseignants toucheront de plein fouet la politique éducative.

4.500 policiers supplémentaires seront par ailleurs affectés dans les quartiers sensibles, au sein de 200 unités territoriales de quartier (UTEQ). Ce qui ne sera en réalité qu’un redéploiement des forces de l’ordre voire le recours à des policiers à la retraite.

Article www.humanite.fr



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